Quand la couture devient écologique

Il y a quelques temps, j’ai interrogé Lisaya, sur son activité de couture zéro déchet. Voici son portrait de nature…

Lisaya Camus a créé Oze Couture Zéro Déchet, en janvier 2020. Oze pour : Objectif zéro Empreinte. Lisaya est la fondatrice de cette entreprise de couture basée dans le Morbihan. Elle vend ses produits auprès de magasins locaux, sur les marchés, mais également sur sa boutique en ligne.  Elle a choisi le mot « Connexion » pour décrire son rapport à la nature.

  • Avant de créer ton entreprise, quel était ton lien avec la nature ?

J’avais déjà un lien très fort avec la nature, c’est un vrai besoin pour moi. Pour me ressourcer, pour trouver l’inspiration, trouver la paix, le calme, l’émerveillement. J’entretiens ce lien avec la nature au quotidien. Avant j’étais une vraie citadine, je ne passais pas beaucoup de temps dans la nature. Et cela me manquait beaucoup. Et après mon voyage en Inde, j’ai décidé de remanier toute ma vie, j’ai changé de lieu de vie, je me suis installée à la campagne pour être au plus près de la nature. J’habite désormais près de la forêt, je peux aller me promener au milieu des arbres chaque jour.

  • Dans le passé, as-tu déjà mené des actions de protection de la nature, des projets, ou as-tu mené des actions de défense de l’environnement ?

Non, pas vraiment, je n’ai jamais été militante. Et puis, j’ai voyagé en Inde, il y a quelques années, et c’est là que j’ai eu une vraie prise de conscience pour l’environnement. Là-bas, j’ai participé à une action de ramassage des déchets, au milieu d’une une cascade, avec une association locale. C’est la première action dans laquelle je me suis investie. Depuis, j’agis au quotidien pour protéger la nature : je ramasse tous les déchets que je croise sur mon chemin, j’essaye de trouver des solutions pour limiter mes déchets, moins gaspiller, pour tendre vers moins de pollution. Je limite ma consommation de biens, je trouve des solutions pour réparer les objets usagés, pour recycler, afin d’éviter d’acheter de nouveaux objets non nécessaires.

  • Si oui, quel est le déclic qui t’a donné envie d’agir à l’époque ?

C’est mon voyage en Inde. Voir les déchets, en Inde, qui sont visibles partout. Dans ce pays, il n’y a pas de système de collecte des déchets, comme chez nous. Chez nous, nous créons beaucoup de déchets, mais on ne les voit pas. C’est bien géré, ils restent invisibles. En Inde, les déchets s’accumulent, et forment des montagnes, à chaque coin de rue. Ils y mettent le feu, et ça brûle en permanence. Tu es dérangé partout par les fumées. Cela génère beaucoup de pollutions. Cela m’a vraiment marqué, les habitants jettent les déchets dans la rue, et ils n’ont pas conscience de la pollution qu’ils créent. C’est de ce voyage qu’est né ma prise de conscience, et mon envie de réduire à mon échelle les déchets et de passer à l’action.

  • Dans ton entreprise comment agis-tu pour protéger la nature ? Quelles sont les actions que tu as mises en place ? (Achats, distributions, gestion des déchets…)

Les matières premières

Tout d’abord le choix des tissus. Ce sont des tissus que je choisis consciencieusement avec des labels de protection de l’environnement. Il existe deux labels : GOTS, le label bio, qui garantit la non utilisation de produits chimiques, le respect de l’environnement et le respect des employés du secteur, au niveau éthique. Il y a aussi un autre label EcoTex, qui garantit la non présence de produits chimiques dans les traitements des tissus. Je m’engage à travers le choix de ces tissus, à réduire mon impact, en terme de pollution sur la nature. Au niveau des tissus, j’ai aussi choisi de travailler avec des tissus créés en Europe. Le coton vient d’Inde, et il est imprimé en Turquie, et ensuite, il vient en France. Actuellement, c’est compliqué, de faire mieux, car la filière du coton nécessite de s’approvisionner en Inde ou au Sri Lanka. Ou alors, il faudrait changer de matières, et travailler avec du lin ou du chanvre. Ce sera peut-être la prochaine étape de mon entreprise.  

L’écoconception

Au niveau de la conception, quand je crée un nouveau produit, je réfléchis à l’utilité de mon produit. Je souhaite que l’objet créé soit utile au quotidien à la personne qui l’achète. Pour moi, créer un objet qui ne serait pas utile, c’est du gaspillage. Je conçois les produits, pour qu’ils soient pratiques pour les clients, et qu’ils soient réellement utilisés. Un peu comme le mouvement lagom, le mouvement suédois, qui préconise d’avoir peu d’objets à la maison. Mon voyage au Japon m’a également inspiré ce côté minimaliste. Repenser sa façon de consommer.

J’applique également ce principe à mon entreprise. Par exemple, la couture génère de nombreuses chutes de tissus. Je suis en train de réfléchir à réutiliser les chutes, pour faire des créations, comme les coussins de méditation. La méditation est un des éléments qui me nourrit, dans mon quotidien, et j’ai eu cette idée, de créer des coussins à partir des chutes de tissus, que je récupère. Réutiliser les déchets, pour créer, pour moi, c’est aussi une solution.

Dans mes rouleaux de tissus, j’optimise la découpe, pour créer mes produits, afin de gâcher le moins de tissus possible. C’est un système complet que je mets en place. Par exemple, pour les serviettes, je choisis les dimensions pour avoir un minimum de chutes entre deux serviettes. Avec un retour d’une cliente, j’ai pu améliorer aussi les serviettes hygiéniques, en réduisant la taille des languettes, ce qui me permet de gagner en longueur quelques centimètres de tissus, et d’éviter de nouvelles chutes également. Je vais devoir étudier de nouveau mon processus de travail, pour créer les serviettes à la bonne dimension, mais cela va me permettre de réduire encore un peu plus les déchets. Les retours de mes clients me permettent ainsi de prendre conscience que je peux encore optimiser pour utiliser moins de tissus, et réduire ainsi mon impact.   

L’innovation

Plus récemment encore, j’ai décidé de créer des lingettes démaquillantes rondes, pour utiliser les chutes des serviettes. Optimiser les chutes, pour les réutiliser. Les petits bouts iront ensuite dans les coussins. C’est un processus d’amélioration, qui prend du temps, et je n’y ai pas pensé quand j’ai démarré l’activité. Au début, je voulais juste créer du réutilisable, des produits zéro déchets, pour ne pas jeter de produits à utilisation unique. Mais je n’avais pas pensé que mon activité allait produire des déchets.

Les matières naturelles

Pour Noël également, j’avais créé des paniers de Noël avec différents produits zéro déchets, pour créer des cadeaux. Les paniers étaient en bois, et de la brisure de bois, qui peut servir ensuite aux clients pour faire du paillage. Et je les avais filmés avec un rouleau de cellulose de bois, pour éviter le plastique.

Ce sont de nombreuses petites actions, que je mets en avant désormais sur les marchés, lorsque j’échange avec mes clients.

  • Qu’est ce qui t’a décidé à mettre en place ces actions ?

C’est vraiment le déclic que j’ai eu en Inde. Ils ont beaucoup plus de déchets, parce qu’ils sont beaucoup plus nombreux, mais aussi parce qu’ils n’ont pas de systèmes de collecte des déchets. En France, nous avons une politique de gestion des déchets, où on collecte tout, mais on expédie nos déchets vers l’Asie. Nous sommes très hypocrites. Les gens pensent que lorsqu’ils font leur tri des déchets, ils font du bien à la planète, alors que leurs déchets sont recyclés qu’à 25%. Nous sommes comme des autruches, qui gardons la tête dans le sable. Ce voyage a déclenché un changement chez moi, que j’ai ensuite appliqué avec mon entreprise, pour offrir au monde, d’autres solutions, avec mes petites mains.

  • En agissant ainsi dans ton quotidien d’entreprise, cela t’a-t-il permis de prendre davantage conscience de notre lien avec la nature ?

Depuis très longtemps, l’importance de respecter cette nature était pour moi une évidence, et celle de passer à l’action a surgi lors de mon voyage, alors je répondrai non à cette question. J’ai pris conscience bien avant de créer l’entreprise de notre lien avec la nature, et c’est ce qui m’a poussé à agir. C’est le fait d’avoir envie de protéger notre planète, qui m’a fait avancer, qui m’a permis de créer mon entreprise.

  • Ces nouveaux comportements penses-tu que cela influence ton entourage de l’entreprise ? (Fournisseurs, consommateurs, distributeurs, partenaires…)

Oui, bien sûr. Par exemple, mon principal distributeur, le fait de lui avoir expliquer mes engagements, mes choix de conception, cela lui a fait prendre conscience, que le bambou n’était pas du tout un choix écologique, et il a demandé à ses autres fournisseurs de changer de matières premières. Tout le monde croit que le bambou, c’est un produit écologique, parce qu’il est naturel, alors que ce n’est que du greenwashing. Traiter le bambou pour transformer cette plante très rigide en un tissu souple, cela nécessite de le traiter avec de nombreux produits chimiques. Et ces traitements créent de nombreuses pollutions. 

Quand je suis sur les marchés, j’ai également l’impression de sensibiliser les gens. Quand tu es sur les marchés, tu es au contact du public, et tu peux expliquer ta démarche, le zéro déchet, pourquoi il est nécessaire de réduire les déchets, comment utiliser les produits…

Quand je parle du bambou, par exemple, les gens semblent surpris, ils ne sont pas informés des méthodes de conception du tissu à partir du bambou, pour eux c’était un produit écologique.

J’ai donc l’impression d’avoir ce rôle d’éducateur pour faire prendre conscience, pour mettre en lumière les faits. C’est très important pour moi, ce contact avec le public. C’est ce qui me manque, lorsque je vends en ligne, ou dans des magasins distributeurs. Ce qui m’animerait, ce serait de proposer des ateliers zéro déchets, et de pouvoir accompagner les gens à coudre leurs propres produits. Faire découvrir aux gens comment et pourquoi je propose ce type de produits, quel est l’objet de ma démarche. Mon entreprise a aussi ce rôle, d’informer et de sensibiliser.

Côté fournisseur, j’ai choisi un fournisseur qui a les mêmes valeurs que moi, ils habitent en pleine campagne, dans la Creuse. J’ai envie de travailler avec des fournisseurs, qui ont la même envie, de préserver l’environnement. Et même si cela réduit mes choix de tissus, je préfère privilégier la qualité plutôt que la diversité des coloris ou des tissus. Même si parfois, je trouve des tissus magnifiques, je ne les choisis pas car ils n’existent pas en biologique.

En revanche, dans un des magasins où je me fournis régulièrement, j’ai vu qu’en un an, il avait augmenté la gamme de tissus bio, il est passé de 10 rouleaux de tissus à un rayon entier, en tissus biologiques. Je pense que si chaque client demandait des tissus biologiques, en magasin, régulièrement, cela peut modifier les achats des commerçants, et les amener à élargir leur offre de produits biologiques.

  • Quelles sont tes sources d’inspiration pour agir autrement ? Pour produire autrement ?

Je m’inspire des idées d’autres artisans, je regarde ce qui est proposé par mes concurrents, et je cherche des solutions pour innover. J’aimerais être un peu plus créative. Mes sources d’inspiration sont les retours de mes clients. J’écoute mes clients. Par exemple, mes sopalins, ils sont parfaits, mais ils manquent une accroche entre les tranches de sopalins. Une cliente m’a fait un retour sur les serviettes hygiéniques. J’écoute aussi mon entourage. J’écoute également mes envies, ce que j’ai envie de créer, de proposer, ce qui me semble utile. Et j’utilise tous mes produits, pour les tester et vérifier leur usage. 

  • Quelles sont les personnes ou les outils qui t’ont accompagné ou qui t’accompagnent dans ces nouvelles pratiques, dans ces changements ?

Je me suis lancée toute seule, pour cette entreprise. Je ne me suis pas faite accompagnée. Avoir un bon matériel, comme ma machine à coudre. J’ai dû sacrifier mes critères, mes valeurs. J’ai dû acheter une machine neuve, par exemple, je ne pouvais pas utiliser une machine d’occasion. Parfois, mes outils, je vais les prendre de bonnes qualités, mais cela peut parfois être contraire à mes valeurs, comme la réutilisation, le recyclé, mais pour certaines choses, je ne peux pas.

  • Que t’apportent ces actions pour la nature au quotidien ? Dans ta stratégie d’entreprise ? Dans tes relations aux autres ? Dans ta vie personnelle ?

C’est ma motivation. C’est mon moteur. Pouvoir agir le plus possible en adéquation avec mes valeurs. C’est vraiment le sens de mon entreprise. Ce n’est plus travailler, pour travailler. C’est travailler au service de la nature, et de la réduction des déchets. Pour ma stratégie d’entreprise, c’est important de porter ce sens, d’avoir cette motivation. Travailler pour les autres, travailler pour soi, et pour la planète. Incarner mes valeurs, c’est toujours un exemple pour les autres. Je ne sais pas si cela a changé des choses pour mon entourage. Est-ce que les clients choisissent mes produits pour les valeurs de mon entreprise ou parce qu’ils les trouvent jolis ? Je ne sais pas. Je n’ai pas encore communiqué sur mes valeurs, sur ma démarche. Et pourtant je commence à me rendre compte que les gens sont intéressés par mon concept. Connaître l’histoire de mon entreprise. J’ai beaucoup d’amis qui me commandent des produits, qui connaissent mes valeurs, peut-être qui le font pour ma démarche également. Dans tous les cas, je suis en paix avec ce que je fais, avec ce que je produis, cela m’apporte beaucoup de joies. Cela met du sens sur ce que je crée chaque jour. Mes autres métiers avaient aussi du sens, comme quand j’étais kinésithérapeute, mais là, j’aide la nature, c’est différent. C’est gratifiant pour moi. Je suis fière de ce que je fais, en tant qu’autodidacte.

  • Quelles sont les actions que tu souhaiterais mettre en place pour aller plus loin dans la protection de la nature ?

Beaucoup de choses.

Prochaine étape, c’est de mettre en place un processus de réutilisation de tous mes déchets de tissus, comme j’ai prévu de le faire avec les coussins de méditation, qui seront remplis avec les chutes de tissus. Une amie m’a envoyé des chutes de rideaux, et elle m’a dit que je pourrais peut-être les réutiliser, et en faire quelque chose. Du coup, j’ai créé avec ses chutes une pochette, et une housse de coussin. J’aimerais mettre en place un système : poser des points de récoltes de tissus, pour que les gens puissent déposer leurs chutes de tissus, des vieilles nappes, ou autres, et de les collecter pour pouvoir recréer des pièces avec les chutes. Créer une gamme recyclée de produits. Je vais mettre en place cette démarche tout bientôt… Cela m’éviterait d’acheter du tissu neuf, et puis cela réduira davantage les déchets de tissus.

Je voudrais également mettre en place des ateliers de couture. Sur les marchés, les clients me disent, c’est très joli les carrés démaquillants, et je leur dis, « vous savez c’est très facile de les faire soi-même ». Et à cela, ils me répondent « Oui, sûrement, mais je n’ai pas le temps », ou « Je n’ai pas le matériel », et en mettant en place des ateliers, ils n’auront plus d’excuses. Ils pourront venir à un atelier, créer leurs lingettes démaquillantes, cela va peut-être déclencher une envie de se lancer dans la couture, d’acheter une machine à coudre. Le confinement a déclenché une augmentation des ventes de machine à coudre, pour que les gens créent leurs propres masques eux-mêmes.

Mon objectif : donner envie aux gens de coudre et de créer leurs produits zéro déchets.

Et puis, enfin, peut-être proposer des ateliers de création des lingettes et des cosmétiques naturels, pour créer des liens. Il faudrait trouver plus de temps dans une journée pour pouvoir tout mettre en place.

  • De quoi aurais-tu besoin pour mettre en place toutes ces nouvelles actions, ces nouveaux projets ? (Temps, ressources, compétences, matières premières)

Du temps. Il faut du temps, et puis peut-être un investissement financier. Peut-être pas tant que ça, surtout si je récupère du tissu pour faire les ateliers. Créer les boites de collectes pour récupérer les tissus, avec une petite banderole Oze Couture dessus.

Pour les ateliers, il faut de la communication, faire connaître les ateliers. Il me manque la communication. Même si mes principaux distributeurs m’aident à me faire connaître, puisque les clients de mes distributeurs commencent à commander en direct sur ma boutique en ligne. De disposer de nouveaux outils de communication, et de pouvoir être à proximité de mes clients.

Avec le confinement, cela a réduit les marchés, et notamment pour la période de Noël, j’ai un peu perdu le contact avec le public. Alors que ce qui m’épanouit, ce n’est pas seulement la production, mais également d’être au contact des gens, d’échanger avec eux, de leur parler de ma démarche. C’est aussi d’être dans la création de nouveaux produits, dans la réflexion, l’innovation. C’est pour cela que j’ai développé la gamme Bébé, pour que les gens puissent faire un cadeau de naissance, dans le respect de la nature. Je préfère coudre pour les bébés, en ce moment.

  • A ton avis, quels sont les plus grands impacts de ton secteur d’activité sur la nature ? (Amont, aval, consommation)

Les tissus, la manière de produire les tissus, la culture du coton, c’est une activité très polluante pour l’eau. Le coton non bio est traité avec de nombreux pesticides. Il y a de nombreux traitements chimiques. Utiliser des tissus qui ne sont pas issus du coton, comme le bambou, cela a un impact également sur l’environnement. Il y a des tissus plus nobles, comme l’eucalyptus. J’avais commencé à en utiliser car c’est un peu moins traité comme matière, mais je suis revenue sur ce choix. Les teintures des tissus se font en Chine, et polluent énormément l’eau et les rivières. Il y a des milliers de reportages sur l’industrie textile, je ne les regarde plus, car cela me fait pleurer. Tout ce qui n’est pas labellisé. Il y a également les transports qui polluent énormément : du coton au magasin, le vêtement a voyagé de nombreuses fois, avant d’arriver dans vos mains.

Tout ce qui est fast fashion, on produit énormément de vêtements de mauvaise qualité, qui après trois utilisations, sont bon à jeter. Dans l’industrie textile, il y a des quantités incroyables de déchets, de vêtements non utilisés, perdus dans un grenier.

  • Quelles seraient les premières actions à mettre en place pour tes pairs, si tu avais un conseil à donner ?

Arrêter de consommer de la fast fashion. Nous sommes les décisionnaires, en tant que consommateur. C’est à nous de faire des choix, de prendre des décisions. La production continuera. Si demain, tout le monde décide, je ne veux plus que du coton bio, des vêtements de qualité, on va arrêter de produire du coton non bio et des vêtements à durée de vie limitée. A son échelle, il faut se renseigner sur l’origine et la provenance des matières premières. Des lois passent, pour assurer la traçabilité des matières premières : d’où vient le coton, où cela a été teinté, où cela a été fabriqué… Il faut demander la transparence. A notre échelle, nous pouvons nous renseigner, et poser des questions. Même si ce n’est pas toujours facile d’avoir des informations. Consommer Made in France, consommer le plus local possible. Choisir une entreprise créatrice locale, fuir la mondialisation. A l’échelle plus large, prendre des engagements sur la transparence et la traçabilité. S’il y a un gouvernement qui a le courage de prendre des lois en faveur de la traçabilité et de la transparence des matières premières, et des engagements pour réduire l’impact de l’industrie textile, ce serait une belle avancée.

  • Question plus générale, si tu avais un message à faire passer aux autres humains, pour aider la planète, quel serait-il ?

Chercher à vous connecter à la nature, aller vous promener chaque jour en forêt, et vous verrez la magie opérer. Passer du temps dans la nature, pour être en contact avec elle. Pour vous sensibiliser. Ou alors, voyagez à l’autre bout du monde et revenez avec une prise de conscience. Se mettre au contact du monde.

Crédit Photo : Lisaya Camus

Retrouvez les produits et les services de Lisaya sur son site.

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